Né en 1955 à Tunis. Médecin anesthésiste. Il se consacre à la peinture depuis 1985. Chez Perez, la forme reste en devenir. Ou plutôt en
effacement.
Ses figures humaines,
griffées et rayées, brouillées, inachevées, gardent à peine leur « architecture
» extérieure, se transforment en une trace ou un vestige, imprimé sur papier
fin. Une tête surgit ça et là, proche et sur le point de disparaître. Le torse
penché en avant, ces personnages, face à une poussée irrésistible, sont comme
empêchés dans leur avancée. Une nature incontrôlable qui libère ses forces de
destruction ? Dans ses œuvres pourtant, les éléments ne se déchaînent pas, la
tempête ne souffle pas. Les hommes et les femmes bloqués dans leur élan,
semblent paralysés par une force inconnue, emprisonnés dans un enchevêtrement
d'innombrables coups de crayon. Figures d'impuissance, en déséquilibre, aux
membres inférieurs réduits aux moignons, mais qui ne renoncent jamais à leurs
tentatives de se frayer un chemin. Itzhak Goldberg.
Pour plus de
renseignements contacter :
La galerie
Grand'rue
http://www.galeriegrandrue.com